Cancer de l’endomètre et cytologie

Cancer de l’endomètre et cytologie

Le cancer de l’endomètre est un type de cancer de la muqueuse de l’utérus. Il en existe plusieurs types différents, notamment les types séreux, adénocarcinome et à cellules claires. En 2018, c’est le sixième cancer le plus fréquent chez les femmes et il a causé plus de 89 000 décès dans le monde.

Système de Yokohama pour la déclaration des adénocarcinomes de l’endomètre

Le système de Yokohama pour la déclaration des adénocarcinomes de l’endomètre (TYS) a été développé par un groupe international de cytopathologistes, de pathologistes chirurgicaux et de gynécologues oncologues. Le format de rapport TYS combine des catégories diagnostiques standardisées avec des techniques d’interprétation algorithmiques. Il détaille également les techniques d’échantillonnage et l’adéquation des spécimens.

Le système de Yokohama utilise une terminologie et une qualité d’image standardisées pour le cancer de l’endomètre. La séquence d’imagerie T2WI est une séquence diagnostique clé, car elle fournit une évaluation détaillée de l’utérus. Les images tridimensionnelles permettent de définir la taille, la localisation et l’étendue de la tumeur. En plus de la T2WI, deux plans supplémentaires parallèles à la cavité utérine sont nécessaires pour évaluer la morphologie du cancer de l’endomètre. Dans les cas où la tumeur est trop petite pour que le T2WI puisse la décrire avec précision, une coupe complémentaire peut être nécessaire.

Bien que le cancer de l’endomètre soit le cancer le plus fréquent dans la région pelvienne féminine, une incertitude considérable entoure l’origine de la tumeur. Si l’immunohistochimie et l’histologie peuvent aider à différencier l’adénocarcinome de l’endomètre de l’adénocarcinome endocervical, il est souvent difficile d’identifier les deux affections sur la base des caractéristiques d’imagerie et des schémas locaux de croissance. La détermination de l’origine de la tumeur est cruciale pour le choix du traitement.

Système de Yokohama pour la déclaration des adénocarcinomes de l’ovaire

Le système de Yokohama pour la déclaration des adénocarcinomes de l’ovaire a été mis en place au Japon afin d’établir un langage commun aux pathologistes et aux cliniciens. Il est maintenant utilisé dans le monde entier. Ce système a été développé en 1991 pour aider les médecins et les pathologistes dans le diagnostic et la gestion des adénocarcinomes ovariens.

Le nouveau système a été développé par l’Académie internationale de cytologie (IAC) avec des cliniciens. Il s’agit d’un système de cinq catégories de cytologie. Chaque catégorie comporte un terme descriptif et une définition claire, un risque de malignité et une suggestion d’algorithme de gestion.

Limites diagnostiques de la cytologie endométriale

La cytologie endométriale est un outil important pour le diagnostic du cancer de l’endomètre. Cependant, la cytologie de l’endomètre présente certaines limites. L’échantillon peut être imprécis ou contenir des mimiques bénignes, ce qui peut rendre l’interprétation difficile. En outre, cela peut conduire à des résultats faussement négatifs.

Les principales limites de la cytologie endométriale sont son imprécision et sa faible sensibilité. Le test n’est pas assez spécifique pour différencier les cancers invasifs ou non invasifs, ce qui peut affecter le diagnostic. Sa sensibilité augmente avec la différenciation cellulaire et le réexamen. Sa sensibilité dépend également du type d’instrument utilisé, bien que cet effet soit insignifiant une fois les résultats suspects inclus.

Bien que la cytologie endométriale soit relativement sensible pour le diagnostic du cancer de l’endomètre, elle n’est pas idéale. Plusieurs études ont montré que le test n’est pas aussi sensible qu’une biopsie de l’endomètre. La sensibilité de la cytologie de l’endomètre n’est pas parfaite et ne permet pas toujours de détecter les polypes.

Les résultats de la cytologie endométriale sont résumés dans des tableaux. Les auteurs concluent que la cytologie de l’endomètre présente un risque élevé d’erreur de diagnostic, en particulier dans les adénocarcinomes endométrioïdes de stade précoce. Bien que le taux de résultats positifs soit élevé dans ces cas de stade précoce, le taux de résultats faussement positifs n’était pas significativement différent du stade clinique III. En outre, dans les cas où la cytologie n’était pas positive, un bilan histologique approfondi doit être effectué pour déterminer la cause.

Malgré ces limites, la cytologie endométriale reste le test de dépistage du cancer de l’endomètre le plus populaire. Elle est peu coûteuse et bien tolérée, et peut souvent être réalisée en ambulatoire. Elle est même devenue le test le plus courant pour le cancer de l’endomètre au Japon, où elle a été encouragée comme méthode de dépistage de premier niveau.

Les lésions AH/EIN présentes dans la cytologie de l’endomètre ont des profils de biomarqueurs et des caractéristiques histologiques variables. La glande piégée normale présente un modèle membranaire de type sauvage, tandis que l’EIN présente un modèle déficient en Pten et Pax2.

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